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Le Village

Le territoire communal

Auga couvre une superficie de 403 hectares occupant le sommet et le versant oriental d'un coteau dominant la vallée du Luy de France. Le sol est constitué d'alluvions anciennes et de limons qui recouvrent un substrat calcaire. Le terroir est riche, bien irrigué et très productif.

L'habitat est clairsemé avec un petit bourg regroupé autour de l'église et de l'ancien chateau. La plupart des fermes sont anciennes et peu transformées.

Auga, c'est toute une histoire...

Auga depuis 1385 et ses 22 Ostaus

 

Le territoire communal a une superficie de 403 hectares et occupe le sommet et le versant oriental d’un coteau dominant la vallée du Luy de France. Alluvions anciennes et limons recouvrent le substrat calcaire. Le terroir est riche, bien irrigué, très productif.

L’habitat ancien est regroupé sur le haut de la colline principalement autour de l’église et de l’ancien château.

 

Les seigneurs d’Auga

 

Vers 1035, Auga est signalé sur le Cartulaire de Saint Pé de Générès. Le seigneur est, en 1085, Auriol Centulle, « Chevalier de Béarn » qui détient également Claracq, Igon, Boeil et Baudreix.

Les seigneurs d’Auga se succèdent ensuite jusqu’à la Révolution. La généalogie des seigneurs d’Auga est décrite de façon détaillée dans le Dictionnaire de la Noblesse écrit en 1770 par François Alexandre Aubert de la Chenaye Desbois.

Il y apparaît que la famille d’Auga a été considérée pendant plus de 5 siècles comme une lignée noble et puissante. Elle a de nombreuse fois été au service du roi de Navarre puis de France et semble en avoir été récompensée.

 

A la fin du XIVe siècle, Auga a une population de 90 habitants. Outre le seigneur d’auga, les familles augaraises s’appelent : Gaillardet, Toyaa, Caufepé, Conderete d’Abadie, deu Caperaa, Labat, Monic deu Putz, Pargade, Spert, Lacaze, Lacoste, Claus, Peyroo deu Cerizeer, Lalane, Minbiele, Laborde, Homs, Bernat deu Faur, Arnauto deu Casteg et Miramont.

 

A la même époque, Auga a deux abbayes laïques. L’une appartient au seigneur d’Auga, l’autre dite « abbaye sessus » ou « Abescat », appartient en 1544 à Frances d’Abbadie (puis aux Bordères au XVIIe siècle).

 

Le patrimoine

 

L’église St Laurent (reconstruite au XIXe siècle) est précédée de son cimetière entouré d’une clôture en galets, dont le portail principal est flanqué d’un accès secondaire étroit et accessible par un emmarchement. La plateforme ainsi créée pouvait aussi être utilisé par le crieur public. L’édifice est composé d’un vaisseau principal terminé par une abside semi-circulaire dont les murs épais (1 m environ) permettent de penser qu’il s’agit d’une construction romane, homogène.

Le bas côté et sacristie ont été ajoutés au sud au XVIIIe siècle. Le mur-pignon aigu est surmonté d’une croix de pierre. L’autel et le tabernacle sont du début du XXème siècle. L’intérieur a été récemment restauré.

 

Les fragments d’un retable ancien ont été sciés et réutilisés pour la balustrade de la tribune. Ses colonnes torses et pots-au-feu sont en chêne peint, du début du XVIIIème.

La cloche, en bronze étamé, était datée de 1751 mais a été refondue récemment.

 

Temps modernes

 

A la fin du XIXe siècle, deux industries sont créées dans le village : la confection de filets de pêche et la fabrication d’huile à partir de graines de lin).

En 1880, il y avait 259 habitants, 56 maisons, 17 chevaux, 2 mulets, 17 voitures à 2 roues, 32 à 4 roues, 100 bêtes à cornes, 50 moutons, 90 porcs, 3 moulins, 45 fours, 16 puits, 2 sources, 1 ruisseau… et 1 château.

En 1907, il y a encore 193 habitants, mais la population décroit régulièrement jusqu’aux années 1980, pour s’approcher des 100 habitants vers la fin des années 1990.

Aujourd’hui

La population d’Auga est remontée à plus de 150 habitants et est en légère augmentation. C’est toujours une commune rurale et plusieurs exploitations agricoles sont en activité basée sur l’élevage et le maïs.

Mais, de plus en plus, la qualité des voies de communication, la proximité de l’agglomération paloise et la disponibilité des terrains constructibles en font un choix privilégié pour pouvoir vivre à la campagne tout en travaillant en ville.

Même si les vieilles fermes et les lieux-dits sont encore nombreux, et si ces maisons portent encore les marques des bâtisseurs de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècles, de nombreuses familles s’implantent à Auga, soit en construisant des maisons modernes soit en donnant une nouvelle vie au patrimoine bâti. Ces rénovations récentes (ou en cours) ont fait revivre les vieilles bâtisses sans dénaturer leur cachet original.

Un village authentique, au milieu de beaucoup de verdure et de calme, à deux pas de Pau